Règles et Protections Hygiéniques

Tout comprendre sur la relation
entre pilule et règles 

La pilule est l’un des moyens de contraception les moins utilisés dans le monde. Seize pour cent des utilisatrices d’une méthode contraceptive la prennent au quotidien, derrière la stérilisation (23 %), le préservatif masculin (22 %), le stérilet (17 %)¹. Son impact sur le cycle menstruel soulève de nombreuses questions chez les femmes la prenant ou envisageant de la prendre. Cet article vise à éclaircir les effets de la pilule sur les règles tout en aidant les femmes à mieux comprendre leur corps.

 Qu’est-ce que la pilule contraceptive ?

La pilule contraceptive est un médicament hormonal utilisé principalement pour prévenir les grossesses non désirées. Elle contient des hormones synthétiques similaires à celles produites naturellement par votre corps : l’œstrogène, la progestérone. Elle agit de trois manières dans l'organisme. Premièrement, elle interrompt le processus naturel d'ovulation. Deuxièmement, elle modifie la consistance du mucus cervical en le rendant plus dense, créant ainsi une barrière qui empêche les spermatozoïdes d'atteindre l’utérus. Troisièmement, elle transforme l'endomètre (la muqueuse utérine) de façon à le rendre impropre à recevoir un éventuel ovule fécondé².

D’après le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), la pilule a une efficacité théorique de 99,7 % pour prévenir les grossesses³. Son efficacité dans la pratique est quant à elle de 97,6 %³. Cela explique en grande partie sa popularité auprès des femmes du monde entier. À titre de comparaison, l’efficacité pratique du préservatif masculin est de 85 %⁴.

La pilule, même si elle est efficace contre les grossesses non désirées, ne protège pas des infections sexuellement transmissibles (IST). Une protection supplémentaire, comme le préservatif masculin ou féminin, s’avère nécessaire.

Les effets de la pilule sur le cycle menstruel

La pilule modifie considérablement votre cycle menstruel naturel.

Modifications du cycle sous pilule

La pilule contraceptive supprime l’ovulation, entraîne des modifications de la glaire cervicale, régule la croissance, la desquamation de l’endomètre, la muqueuse tapissant l’utérus⁸. Ces changements peuvent entraîner des cycles plus réguliers, souvent moins douloureux⁹, avec moins de retard de règles.

Comparaison avec les menstruations naturelles

Les saignements sous pilule ne sont pas de véritables menstruations¹⁰. En effet, ils ne résultent pas d’un cycle ovulatoire naturel, mais sont provoqués par l’arrêt de la prise hormonale. L’endomètre ne s’épaissit pas autant sous pilule. Cela explique la réduction du flux menstruel¹¹.

Les saignements de privation

Les saignements observés pendant la semaine d’arrêt de la pilule sont appelés « saignements de privation »¹¹. Ils sont causés par la chute brutale des taux d’hormones lors de la « pause » entre deux plaquettes¹¹. La durée comme l’intensité des saignements de privation varient d’une femme à l’autre, voire d’un cycle à l’autre¹². Certains facteurs, comme un stress prologé¹³, peuvent les influencer.

Certaines femmes ne saignent pas pendant la semaine d’arrêt si elles commencent une nouvelle plaquette¹⁴. L’absence de saignements ne signifie pas nécessairement une grossesse, surtout si la pilule a été prise correctement.

Prévenir les symptômes prémenstruels

La pilule peut aider à réduire, voire supprimer le syndrome prémenstruel (SPM), mais aussi soulager les douleurs liées aux règles ou à l’endométriose⁴. Toutefois, la contraception hormonale est parfois associée à des symptômes dépressifs ou des troubles de la libido⁴.

Les différents types de pilules

Il existe principalement deux types de pilules contraceptives :

  • Les pilules combinées contiennent à la fois de l’œstrogène et de la progestérone. Elles sont les plus couramment prescrites. Ces pilules se déclinent en plusieurs sous-types, selon leur dosage hormonal, mais aussi la manière dont les hormones sont distribuées au cours du cycle. Elles augmentent le risque de souffrir d’une thrombose veineuse ou artérielle⁵.
  • Les pilules progestatives ou micro-dosées, quant à elles, contiennent seulement de la progestérone. Elles sont souvent prescrites aux femmes ne pouvant pas prendre d’œstrogènes pour diverses raisons médicales, comme les antécédents de thrombose ou les migraines avec aura. En règle générale, ces pilules sont sans danger. Toutefois, elles peuvent réveiller l’acné, favoriser la prise de poids chez certaines femmes prédisposées⁵. Les pilules progestatives à faible dose engendrent fréquemment des saignements entre les règles, des cycles irréguliers⁵.

  • Les pilules sans interruption, aussi appelées pilules en continu, sont conçues pour être prises sans pause. Elles réduiraient significativement les symptômes du syndrome prémenstruel (SPM) et du trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) par rapport à la prise cyclique⁷. Cependant, les contraceptifs oraux à cycle prolongé peuvent également augmenter le risque de saignements irréguliers, surtout au début du traitement.

Bon à savoir : Le point sur les différentes générations de pilule⁶ :

Les autorités sanitaires françaises préconisent l’utilisation de pilules contraceptives de deuxième génération comme premier choix. Cette recommandation vise à minimiser les risques de complications thromboemboliques, plus élevés avec les générations ultérieures de progestatifs[2]. Les pilules de première génération ne sont plus disponibles depuis 2016.

La pilule et l’absence de règles : faut-il s’inquiéter ?

Certains mythes ou clichés autour de l’absence de règles sous pilule nécessitent d’être déconstruits.

It is important to recognize the natural diversity of labia, which vary in size, shape, and appearance. Labia can be small or large, visible or hidden, asymmetrical or symmetrical, and all of these variations are completely normal.
Surgical intervention is generally only necessary if pain or discomfort is experienced. Before considering labiaplasty, it is crucial to consult with a qualified healthcare provider to fully understand the risks and long-term outcomes associated with the procedure.

La pilule et l’aménorrhée

L’aménorrhée est un effet secondaire qui peut apparaître avec certaines pilules progestatives à faible dose¹⁵. L’usage prolongé ou ininterrompu de contraceptifs hormonaux associant œstrogènes et progestatifs peut également entraîner une absence de règles¹⁶. 

L’aménorrhée sous pilule peut être bénéfique pour certaines femmes, notamment en cas de règles douloureuses ou abondantes. Elle peut également être appréciée par celles qui considèrent leurs menstruations comme gênantes, pour des raisons personnelles ou professionnelles.

Fertilité après l'interruption de la pilule

Il se peut qu'une altération temporaire de la fécondité se produise dans les premiers mois suivant l’arrêt de la pilule. La durée de cette période varie selon les femmes. Certaines redeviennent fertiles rapidement, d’autres ont besoin d’un délai, généralement de trois mois, pour que leur corps reprenne son fonctionnement reproductif normal. Cependant, ces effets sont transitoires : plus de 99 % des femmes retrouvent leur fertilité¹⁷.

L’absence de règles sous pilule ne signifie pas être ménopausée. Vos ovaires continuent de fonctionner normalement, mais l’ovulation est simplement supprimée par les hormones de la pilule.

Les signaux d’alerte sous pilule

Même si la pilule contraceptive est considérée comme un moyen de contraception sûr et efficace, il est important d’être vigilant face à certains signes.

Types de saignements inattendus

Les saignements irréguliers sont fréquents pendant les premiers mois de traitement ou chez les femmes oubliant de prendre leur pilule¹⁸. Cependant, ces symptômes disparaissent généralement lorsque le corps s’adapte au traitement hormonal. Pour les traiter, les médecins peuvent augmenter la dose d’œstrogènes.

Quand consulter un médecin ?

Vous devriez consulter un gynécologue ou une sage-femme si :

  • Vous observez des saignements abondants ou prolongés.
  •  Vous souffrez de douleurs pelviennes sévères.
  • Vos règles disparaissent soudainement après avoir été régulières.

Des symptômes inhabituels comme des maux de tête aigus, des changements de vision ou une perte soudaine de l’équilibre¹⁹ nécessitent une attention médicale immédiate. Ils peuvent indiquer des complications rares, mais sérieuses, comme des accidents vasculaires cérébraux (AVC)²⁰. Ce sont des risques connus associés à l’utilisation de la pilule contraceptive, en particulier chez les femmes présentant certains facteurs de risque. 

La pilule contraceptive modifie vos saignements, peut réduire les symptômes prémenstruels, voire supprimer complètement les règles. Même si ces effets sont généralement sans danger, restez attentive aux signaux de votre corps. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé.

SAFO-24.117