Les Irritations Intimes se manifestent dans de multiples circonstances. Elles peuvent être présentes à différents endroits de la zone intime qui peuvent aller jusqu'à ressentir des démangeaisons, sensations de brulures et avoir des pertes inhabituelles.
Ce n'est pas toujours une mycose
Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis médical. En cas de symptômes, consultez un professionnel de santé.
L'essentiel à retenir :
- À la ménopause, les démangeaisons et irritations de la vulve sont des plaintes fréquentes. Beaucoup de femmes pensent immédiatement à une mycose vaginale, mais ce n'est souvent pas la cause principale.
- La cause la plus courante de ces symptômes à cette période de la vie est le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM), anciennement appelé atrophie vulvo-vaginale, dû à la chute des niveaux d'œstrogènes.
- Les symptômes du SGUM (démangeaisons, brûlures, sécheresse intime) peuvent mimer ceux d'une mycose, mais le traitement est très différent.
- Face à des démangeaisons vulvaires persistantes à la ménopause, il est crucial de consulter un professionnel de santé pour obtenir un diagnostic précis et un traitement adapté, afin de ne pas entretenir l'inconfort.
Irritations de la vulve, un inconfort fréquent à la ménopause mais souvent mal interprété
Comprendre le syndrome génito-urinaire de la ménopause, principale cause des démangeaisons
L'arrivée de la ménopause, étape naturelle marquée par l’arrêt du cycle ovarien depuis au moins un an, s'accompagne d'un bouleversement hormonal majeur : la baisse de production d'œstrogènes et donc du taux d’œstrogènes circulants dans le sang. Ce changement entraîne des répercussions sur l'ensemble de l'organisme, et la sphère intime est en première ligne. Parmi les désagréments les plus rapportés, les démangeaisons (prurit) et les irritations de la vulve figurent en bonne place. Face à ces symptômes, le premier réflexe de nombreuses femmes est de penser à une mycose vaginale, une infection qu'elles ont peut-être déjà connue par le passé.
Pourtant la raison la plus fréquente de l'inconfort vulvaire à la ménopause est une condition médicale nommée le syndrome génito-urinaire de la ménopause » (SGUM), anciennement appelé atrophie vulvo-vaginale[BD5.1]. Cette affection chronique englobe un ensemble de symptômes liés à la carence en œstrogènes lors de la ménopause et affecte en moyenne entre 25 % et 70% des femmes pré-ménopausées ou ménopausées selon un rapport de la mission parlementaire sur la ménopause, paru en avril 2025 1.
Le mécanisme : l'impact de la carence en œstrogènes
Les œstrogènes assurent la trophicité des tissus intimes, c'est-à-dire leur nutrition, leur hydratation et leur vitalité. Sous leur influence, la muqueuse vulvo-vaginale est épaisse, richement vascularisée, élastique grâce à une bonne production de collagène, et naturellement lubrifiée. À la ménopause, la privation d'œstrogènes inverse ce processus 2. La muqueuse s'amincit considérablement, la vascularisation diminue, les tissus perdent leur collagène et leur élasticité. La vulve et le vagin deviennent plus secs, plus fragiles et plus pâles. C'est cette fragilité structurelle qui rend la muqueuse extrêmement sensible à la moindre friction, qu'elle provienne des vêtements, de l'activité physique ou des rapports sexuels, et qui est à l'origine des sensations inconfortables de démangeaison, d’irritations voire de brûlure.
Les symptômes du syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM)
Le SGUM ne se limite pas à la sphère gynécologique. Les symptômes sont variés et peuvent inclure 3 :
- Symptômes vulvo-vaginaux: Sécheresse, démangeaisons, brûlures, picotements, sensation de tension.
- Symptômes urinaires : La carence en œstrogènes affecte également les tissus de la vessie et de l'urètre. Cela peut se traduire par de la pollakiurie (envies fréquentes d’uriner de jour comme de nuit), des urgenturies (urgences mictionnelles), des douleurs à la miction, et une plus grande susceptibilité aux infections urinaires à répétition. La présence conjointe de symptômes vaginaux et urinaires est un indice très fort en faveur d'un SGUM.
- Symptômes sexuels : dyspareunie d’intromission (douleurs pendant les rapports sexuels) due au manque de lubrification et à la fragilité des tissus.
A noter que le syndrome génito-urinaire de la ménopause est chronique et progressif et, contrairement aux bouffées de chaleur, il n'a pas tendance à s'améliorer avec le temps au contraire.

Source : Société Internationale de Ménopause 4, https://www.imsociety.org/wp-content/uploads/2020/06/vaginal-atrophy-french.pdf
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