Irritations et désagréments intimes

Pertes blanches

Pertes blanches

Qu’est-ce que les pertes blanches ?

Les pertes blanches (leucorrhées) sont des sécrétions vaginales non sanglantes liées à l’activité de la muqueuse vaginale et de la glaire cervicale, sous influence hormonale¹. Elles apparaissent à la puberté, diminuent après la ménopause, et varient au cours du cycle : au milieu du cycle, la glaire devient abondante et « filante », puis se modifie après l’ovulation ; elles restent normalement sans démangeaisons, brûlures ni mauvaise odeur¹.

Les pertes blanches participent aussi à la lubrification, à la protection de la flore vaginale et facilitent le passage des spermatozoïdes, la glaire pouvant provenir du col et être complétée par les sécrétions des glandes de Bartholin et de Skene².


Les causes des pertes blanches

Les pertes blanches, ou leucorrhées, jouent un rôle protecteur essentiel en nettoyant et en lubrifiant le vagin via l'élimination des cellules mortes et des débris microbiens. Elles ont également une fonction reproductive clé : au moment de l'ovulation, leur texture spécifique permet d'aider les spermatozoïdes à remonter jusque dans l'utérus pour féconder l'ovule. Bien que le volume de ces sécrétions varie naturellement d'une femme à l'autre, leur présence est le signe d'un équilibre biologique actif.

Les pertes peuvent être physiologiques (variations hormonales du cycle, grossesse, contraception œstrogénique) sans caractère pathologique¹ᐟ³. Elles deviennent anormales quand un déséquilibre de la flore ou une infection modifient l’aspect, l’odeur ou s’accompagnent de symptômes (prurit, brûlures, douleurs)¹ᐟ³. Une consultation médicale est nécessaire si vous remarquez des pertes blanches anormales². Voici les causes possibles :

  • Les fluctuations hormonales du cycle, de la grossesse ou d’une contraception peuvent augmenter le flux sans infection¹ᐟ³.
  • Une mycose à Candida donne souvent des pertes épaisses, crémeuses, « lait caillé » ¹ᐟ²ᐟ³.
  • Une vaginose bactérienne entraîne des pertes fluides, grisâtres et malodorantes (odeur de poisson)¹.
  • Certaines IST (trichomonas, chlamydia, gonocoque) peuvent provoquer des pertes colorées et irritatives¹.
  • Des facteurs favorisants incluent antibiotiques, douches vaginales, vêtements serrés/synthétiques, grossesse ou diabète ; plus rarement, un corps étranger (tampon oublié) peut être en cause³.

Reconnaître une leucorrhée normale d'une leucorrhée pathologique

Une leucorrhée physiologique est blanche ou translucide, sans mauvaise odeur, et ne s’accompagne pas de démangeaisons ni de brûlures. Elle est souvent plus abondante et « blanc d’œuf » au milieu du cycle¹. À l’inverse, une leucorrhée pathologique évoque une cause infectieuse : pertes épaisses, type yaourt en cas de mycose ; grisâtres et malodorantes en cas de vaginose ; verdâtres, spumeuses en cas de trichomonas ; jaunâtres, purulentes avec brûlures mictionnelles en cas de gonorrhée³. Si des douleurs, un prurit, des brûlures ou une dyspareunie apparaissent, un avis médical s’impose³.

Si les leucorrhées sont malodorantes, que cela signifie-t-il ?

Il peut arriver que les pertes blanches soient malodorantes. Cela est peut-être dû à un déséquilibre de la flore intime. Plusieurs facteurs de risque sont identifiés :

  • Un excès de toilette intime, une hygiène intime non adaptée, la pratique de douches vaginales
  • Les variations hormonales (grossesse, contraception pilule minidosée, dispositif intra utérin, ménopause)
  • La consommation de tabac
  • La prise d’antibiotiques ou d’antiseptiques
  • Le port de vêtements trop serrés.

Faut-il consulter en cas de pertes blanches ?

Si elles sont inhabituelles (plus abondantes qu’à l’accoutumé, malodorantes) et/ou qu’elles changent de couleurs (grises et/ou jaunâtres par exemple), il est alors préférable de consulter un médecin.

Les traitements pour les pertes blanches anormales 

La prise en charge dépend de la cause identifiée après examen et, si besoin, prélèvements pour déterminer l’agent (bactérie, champignon, parasite) ; le ou les partenaires sont évalués/traités en cas d’IST¹. Une mycose se traite par antifongiques ; une vaginose bactérienne par antibiotiques adaptés¹. Adoptez une hygiène intime douce, en évitant les douches vaginales et les vêtements trop serrés, et en privilégiant des sous-vêtements en coton².

Une bonne hygiène intime peut-elle aider en cas de pertes blanches inhabituelles ?

Oui. Mais pas uniquement. Encore une fois, en cas de pertes inhabituelles, il est indispensable d’aller consulter votre gynécologue. Lui seul sera à même de vous prescrire un traitement adapté.


Sources

  1. https://www.sante.fr/faire-la-difference-entre-les-pertes-blanches-les-infections-et-mycoses-genitales - Consulté le 7 novembre 2025
  2. https://www.qare.fr/sante/perte-blanche/ - Consulté le 7 novembre 2025
  3. https://www.elsan.care/fr/pathologie-et-traitement/maladies-gynecologiques/perte-blanche - Consulté le 7 novembre 2025